On lui offrit son premier stéthoscope à l'âge de dix ans . A dix ans ,
l'horizon est ouvert à 360° et couvert de paille sèche ; un quart de mégot
peut y ficher un feu d'une intensité qui déborde l'imagination du plus créatif
incendiaire . Son père , qui lui-même succéda à son père dans le métier ,
initia aussitôt Lucca (Lucca Santucci) à l'art de l'auscultation . Quelles
séances jubilatoires Lucca passa avec son père à traquer les bruits adventices ,
le stéthoscope Littmann aux oreilles , yeux fermés pour la concentration ! .
A quatorze ans , il n'ignorait rien des ronchus ou des râles sonores semblables
à ceux qu'on produit en soufflant dans le goulot d'une bouteille de Pastis ,
non plus des sibilances comme au dégonflage d'un ballon dont on pince
l'orifice , ou les crépitants fins qu'on peut comparer au bruit que fait une mèche
de cheveux roulée entre les doigts et les crépitants rudes qui font comme un
feu de bois pétillant ou des éclatements de grains de maïs .
Son père ne cessait de lui seriner que c'était le plus beau métier du monde
et que ça pouvait rapporter gros . Si précocement instruit , Lucca fut dans les
années soixante le meilleur perceur de coffres-forts de la Corse du Sud .
samedi 25 octobre 2014
vendredi 24 octobre 2014
KRANT 15 . AMBRE
Alors , nous étions jeunes ; le capitaine venait d'obtenir le commandement du
Kritik . Au cours d'un cabotage inaugural (une sorte de galop d'essai) entre Baltiisk
et Smiltyné , une lame par bâbord emporta un petit canot mal amarré . Krant comptait
le récupérer sur le Curonian Spit (c'est le cordon dunaire de l'Isthme de Courlande)
à trois lieues de l'étroite passe de Memel . Le lendemain , nous partîmes à pieds nus ,
Krant et moi , avec deux moussaillons d'à peine quatorze ans et nous avions troussé sur
nos mollets nos pantalons de toile . Le canot était échoué sans une baïse à l'endroit où
Krant l'avait prédit ; pour la première fois , j'admirai son extraordinaire connaissance
des courants locaux . Pendant que les moussaillons tiraient la barque sur le sable , le
capitaine ramassa au milieu d'un tas de coquillages trois gemmes couleur miel .
Il appela les mousses : "Vous deux ! … venez voir ! …" . Il avait un genou planté dans
le sable et les trois gemmes - sphères irrégulières - roulaient sur la paume ouverte de sa
main droite . "Savez-vous ce qu'est ceci ?" … Les gamins lâchèrent le canot et , s'ap-
prochant , ils s'écrièrent : "Anbar !" . Leurs yeux brillaient et leurs doigts étaient écartés …
- "Anbar" , répéta doucement Krant … "ou Alektron … ou Gintaras …"
L'ambre doré , notre antique et prestigieux gisement …
- Krant : "Et d'où cela provient-il ?"
- "Les arbres pleurent " , répondit un des mousses … "trois larmes d'arbres !"
- Krant : "Qui t'a raconté pareille sornette ?"
- Le mousse : "Les femmes , capitaine !"
- Krant : "Laisse donc ces sottises aux femmes et aux enfants . Les femmes et les enfants
pleurent . Pas les conifères de Courlande !" . De l'index de la main gauche , il dérangea
l'ordre des trois nodules qui tournèrent sur sa ligne de vie . "Ceci est une résine fossile
sécrétée par Pinus Succinifera , un arbre qui poussait ici il y a des millions d'années ! …
sa densité est de 1.05 , c'est pourquoi l'ambre flotte sur l'eau salée" . Et , plongeant la
main dans la baïse , il laissa les trois gemmes en suspension sur sa paume immergée puis
il referma sur eux son poing et se leva .
Sur le chemin du retour , Krant me dit qu'il avait chez lui (c'était la cabine spartiate qu'il
occupait depuis deux jours sous le gaillard d'avant , derrière la salle des cartes) un trichop-
tère de 40 millions d'années piégé dans un morceau d'ambre . "Nous ne sommes rien ,
Chef ! … de l'écume ! … et ces deux-là (il désigna d'un coup de pipe les deux mousses
qui tiraient devant nous le canot sur le sable) sont nés il y a trois secondes !"
Kritik . Au cours d'un cabotage inaugural (une sorte de galop d'essai) entre Baltiisk
et Smiltyné , une lame par bâbord emporta un petit canot mal amarré . Krant comptait
le récupérer sur le Curonian Spit (c'est le cordon dunaire de l'Isthme de Courlande)
à trois lieues de l'étroite passe de Memel . Le lendemain , nous partîmes à pieds nus ,
Krant et moi , avec deux moussaillons d'à peine quatorze ans et nous avions troussé sur
nos mollets nos pantalons de toile . Le canot était échoué sans une baïse à l'endroit où
Krant l'avait prédit ; pour la première fois , j'admirai son extraordinaire connaissance
des courants locaux . Pendant que les moussaillons tiraient la barque sur le sable , le
capitaine ramassa au milieu d'un tas de coquillages trois gemmes couleur miel .
Il appela les mousses : "Vous deux ! … venez voir ! …" . Il avait un genou planté dans
le sable et les trois gemmes - sphères irrégulières - roulaient sur la paume ouverte de sa
main droite . "Savez-vous ce qu'est ceci ?" … Les gamins lâchèrent le canot et , s'ap-
prochant , ils s'écrièrent : "Anbar !" . Leurs yeux brillaient et leurs doigts étaient écartés …
- "Anbar" , répéta doucement Krant … "ou Alektron … ou Gintaras …"
L'ambre doré , notre antique et prestigieux gisement …
- Krant : "Et d'où cela provient-il ?"
- "Les arbres pleurent " , répondit un des mousses … "trois larmes d'arbres !"
- Krant : "Qui t'a raconté pareille sornette ?"
- Le mousse : "Les femmes , capitaine !"
- Krant : "Laisse donc ces sottises aux femmes et aux enfants . Les femmes et les enfants
pleurent . Pas les conifères de Courlande !" . De l'index de la main gauche , il dérangea
l'ordre des trois nodules qui tournèrent sur sa ligne de vie . "Ceci est une résine fossile
sécrétée par Pinus Succinifera , un arbre qui poussait ici il y a des millions d'années ! …
sa densité est de 1.05 , c'est pourquoi l'ambre flotte sur l'eau salée" . Et , plongeant la
main dans la baïse , il laissa les trois gemmes en suspension sur sa paume immergée puis
il referma sur eux son poing et se leva .
Sur le chemin du retour , Krant me dit qu'il avait chez lui (c'était la cabine spartiate qu'il
occupait depuis deux jours sous le gaillard d'avant , derrière la salle des cartes) un trichop-
tère de 40 millions d'années piégé dans un morceau d'ambre . "Nous ne sommes rien ,
Chef ! … de l'écume ! … et ces deux-là (il désigna d'un coup de pipe les deux mousses
qui tiraient devant nous le canot sur le sable) sont nés il y a trois secondes !"
mercredi 22 octobre 2014
PARADIS 16 . COQUILLAGES
Dieu (c'était avant la chute , quand Dieu était à Sa Création) profite d'une
pause entre deux séances d'atelier ; il se promène dans le jardin d'Eden .
Il trouve Ève allongée dans un mûrier sauvage . Ève est - de loin - sa
créature préférée .
Elle boude (comme d'hab)
- Dieu : "Oh là , Ève … ç'a pas l'air d'aller !"
- Ève . Elle hausse les épaules : "Ben , non !"
- Dieu : "Quoi qui g'na encore ?" Avec Ève , il gâtise .
- Ève : "1,82m !"
- Dieu : "C'est trop grand ? … 1,55m ça n'allait pas la semaine dernière !"
- Ève : "65kgs ! …"
- Dieu : "1,82m - 65kgs … c'est top , Ève ! … 1,55m - 80kgs , c'était pas
terrible , je te l'accorde …"
- Ève : "non … 1,82m c'est trop grand … 65kgs , c'est trop … et mes seins
sont trop petits … et mes yeux trop ronds … et mes doigts de pieds trop écar-
tés … et mes oreilles ? … t'as vu mes oreilles !"
- Dieu . Il prend le menton d'Ève dans sa paume et le tourne une fois à droite
une fois à gauche ; les oreilles d'Ève sont à croquer : "Mais elles sont à cro-
quer tes oreilles !"
- Ève : "On peut rien accrocher dessus …"
- Dieu : "Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? … tu veux accrocher quelque
chose à tes oreilles !? …"
- Ève : "Oui … des coquillages …"
- Dieu : "Mais c'est idiot , çà ! … m'enfin , Ève !"
- Ève : "Si … j'ai envie …"
- Dieu : "Pffff ! … les vers de terre , c'était plus simple !"
pause entre deux séances d'atelier ; il se promène dans le jardin d'Eden .
Il trouve Ève allongée dans un mûrier sauvage . Ève est - de loin - sa
créature préférée .
Elle boude (comme d'hab)
- Dieu : "Oh là , Ève … ç'a pas l'air d'aller !"
- Ève . Elle hausse les épaules : "Ben , non !"
- Dieu : "Quoi qui g'na encore ?" Avec Ève , il gâtise .
- Ève : "1,82m !"
- Dieu : "C'est trop grand ? … 1,55m ça n'allait pas la semaine dernière !"
- Ève : "65kgs ! …"
- Dieu : "1,82m - 65kgs … c'est top , Ève ! … 1,55m - 80kgs , c'était pas
terrible , je te l'accorde …"
- Ève : "non … 1,82m c'est trop grand … 65kgs , c'est trop … et mes seins
sont trop petits … et mes yeux trop ronds … et mes doigts de pieds trop écar-
tés … et mes oreilles ? … t'as vu mes oreilles !"
- Dieu . Il prend le menton d'Ève dans sa paume et le tourne une fois à droite
une fois à gauche ; les oreilles d'Ève sont à croquer : "Mais elles sont à cro-
quer tes oreilles !"
- Ève : "On peut rien accrocher dessus …"
- Dieu : "Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? … tu veux accrocher quelque
chose à tes oreilles !? …"
- Ève : "Oui … des coquillages …"
- Dieu : "Mais c'est idiot , çà ! … m'enfin , Ève !"
- Ève : "Si … j'ai envie …"
- Dieu : "Pffff ! … les vers de terre , c'était plus simple !"
mardi 21 octobre 2014
COTE 137 . 14 . RETOUR À LA MAISON
Dix jours à l'arrière puis retour à la maison : l'enfer , notre tranchée en première
ligne , sous la cote 137 .
- Martial : "Qu'il est doux de retrouver son chez-soi !"
Nous croisons dans le boyau d'accès la colonne des gars que nous relevons .
- Martial : "Avez-vous gardé l'endroit propre ?"
On le regarde sans comprendre .
- L'un : "Ils nous ont attaqué ce matin"
- Martial : "Qui çà ?"
- Un autre : "Qui çà ? … ben les boches !"
- Martial : "Les boches vous ont attaqué !? … pourquoi ?"
- Le même : "Ben … ben …"
- Martial : "Qu'est-ce que vous leur avez fait ?"
- L'autre : "Ben … rien … rien …"
- Martial au capitaine , derrière nous : "Mon capitaine ! … y se sont disputés avec
les voisins ! … on peut pas laisser la maison dix jours !"
Tac-tac-tac … une volée de balles passe à ras de nos casques … nous rentrons
la tête dans les épaules .
- Martial : "Vous les avez mis de mauvaise humeur … c'est malin ! … va falloir
renouer …"
ligne , sous la cote 137 .
- Martial : "Qu'il est doux de retrouver son chez-soi !"
Nous croisons dans le boyau d'accès la colonne des gars que nous relevons .
- Martial : "Avez-vous gardé l'endroit propre ?"
On le regarde sans comprendre .
- L'un : "Ils nous ont attaqué ce matin"
- Martial : "Qui çà ?"
- Un autre : "Qui çà ? … ben les boches !"
- Martial : "Les boches vous ont attaqué !? … pourquoi ?"
- Le même : "Ben … ben …"
- Martial : "Qu'est-ce que vous leur avez fait ?"
- L'autre : "Ben … rien … rien …"
- Martial au capitaine , derrière nous : "Mon capitaine ! … y se sont disputés avec
les voisins ! … on peut pas laisser la maison dix jours !"
Tac-tac-tac … une volée de balles passe à ras de nos casques … nous rentrons
la tête dans les épaules .
- Martial : "Vous les avez mis de mauvaise humeur … c'est malin ! … va falloir
renouer …"
lundi 20 octobre 2014
FAIRE DES ENFANTS
Faire des enfants . 12 novembre 7h30 du matin . Il pleut . Il fait noir .
Arielle passe la main sous la banquette avant . Elle doit se trouver là …
Ok … Ouvre la bouche , bébé ! … ouvre la bouche nom de Dieu ! …
Corentin , tu veux pas la tututte ? . Faire des enfants . Arielle vient
d'enfourner ses jumeaux (des monozygotes) Hugo et Corentin à l'ar-
rière de la Clio … pratique ! … une bagnole à deux portes ! : à genoux
entre les banquettes avant avec les fesses dans le pare-brise ! … ficeler
les lardons … où qu'elle est la sangle ? … arrête de gigoter , Corentin …
et toi , Hugo , arrête de braire ! … c'est les dents mon coco , pleure pas …
mon pauvre chéri ! … maman s'énerve . Parce que sept mois de vie pré-
natale c'est déjà trop , les deux autres brassent le liquide amniotique dans
le ventre d'Arielle coincé entre les sièges . Faut faire des enfants … où
j'ai foutu mon sac ? … tais-toi hugo ! … Le pédiatre … pas oublier le …
ton ours ? … on l'a oublié à l'appart … non , j'ai pas le temps … je vais
être en retard au boulot … pas oublier le pédiatre ce soir … 18h30 …
tu veux ta tututte maintenant ? … tu la voulais pas … dis-donc , t'aurais
pas fait caca ? Elle renifle … merde , les couches … on verra chez la
nounou … Faire des enfants … oui ? … qu'est ce qui ? … Monsieur
l'agent ? … sur quoi ? … Hugo , tais-toi ! … la voie réservée aux bus ? …
les transports en commun ? qu'est-ce que vous croyez que je fais moi ?
Arielle B. 33 ans . Corentin et Hugo , jumeaux monozygotes 18 mois .
Deux autre jumeaux en gestation depuis sept mois .
Faut faire des enfants .
Arielle passe la main sous la banquette avant . Elle doit se trouver là …
Ok … Ouvre la bouche , bébé ! … ouvre la bouche nom de Dieu ! …
Corentin , tu veux pas la tututte ? . Faire des enfants . Arielle vient
d'enfourner ses jumeaux (des monozygotes) Hugo et Corentin à l'ar-
rière de la Clio … pratique ! … une bagnole à deux portes ! : à genoux
entre les banquettes avant avec les fesses dans le pare-brise ! … ficeler
les lardons … où qu'elle est la sangle ? … arrête de gigoter , Corentin …
et toi , Hugo , arrête de braire ! … c'est les dents mon coco , pleure pas …
mon pauvre chéri ! … maman s'énerve . Parce que sept mois de vie pré-
natale c'est déjà trop , les deux autres brassent le liquide amniotique dans
le ventre d'Arielle coincé entre les sièges . Faut faire des enfants … où
j'ai foutu mon sac ? … tais-toi hugo ! … Le pédiatre … pas oublier le …
ton ours ? … on l'a oublié à l'appart … non , j'ai pas le temps … je vais
être en retard au boulot … pas oublier le pédiatre ce soir … 18h30 …
tu veux ta tututte maintenant ? … tu la voulais pas … dis-donc , t'aurais
pas fait caca ? Elle renifle … merde , les couches … on verra chez la
nounou … Faire des enfants … oui ? … qu'est ce qui ? … Monsieur
l'agent ? … sur quoi ? … Hugo , tais-toi ! … la voie réservée aux bus ? …
les transports en commun ? qu'est-ce que vous croyez que je fais moi ?
Arielle B. 33 ans . Corentin et Hugo , jumeaux monozygotes 18 mois .
Deux autre jumeaux en gestation depuis sept mois .
Faut faire des enfants .
jeudi 16 octobre 2014
TROIS MOUCHES 18 . LE DOCTEUR L .
Le Docteur L. ouvrait la marche . Trois mouches vermeilles et merveilleuses
bourdonnaient contre nos chapeaux de paille . "Halte !" fit le Docteur . La jun-
gle se disloquait et nous découvrîmes un fleuve immense où plongeaient d'énor-
mes crocodiles . Mille hippopotames se vautraient sur ses berges .
Nous longions un fleuve merveilleux ; il se vautrait entre des berges immenses .
Mille mouches ouvraient la marche . Des crocodiles disloqués nous regardaient .
"Halte !" fis-je quand un hippopotame - énorme - plongea .
La jungle plongeait entre les berges d'un fleuve aux eaux vermeilles . D'immenses
crocodiles disloquaient le Dr L. et un hippopotame se vautrait sur son chapeau de
paille . Des mouches merveilleuses bourdonnaient . "Halte !" fis-je ; et nos mille
porteurs s'immobilisèrent .
bourdonnaient contre nos chapeaux de paille . "Halte !" fit le Docteur . La jun-
gle se disloquait et nous découvrîmes un fleuve immense où plongeaient d'énor-
mes crocodiles . Mille hippopotames se vautraient sur ses berges .
Nous longions un fleuve merveilleux ; il se vautrait entre des berges immenses .
Mille mouches ouvraient la marche . Des crocodiles disloqués nous regardaient .
"Halte !" fis-je quand un hippopotame - énorme - plongea .
La jungle plongeait entre les berges d'un fleuve aux eaux vermeilles . D'immenses
crocodiles disloquaient le Dr L. et un hippopotame se vautrait sur son chapeau de
paille . Des mouches merveilleuses bourdonnaient . "Halte !" fis-je ; et nos mille
porteurs s'immobilisèrent .
DESMOND 9 . LES ROSES
- "Alors Desmond … comment l'avez-vous trouvée ?"
C'est le Président , à la porte de son bureau .
- Moi : "Euh … de qui parlez-vous , Monsieur le Président ?"
- Lui : "De qui je parle !? … ah , ah , excellent , Desmond ! … vous dînez à la droite
de la plus belle femme du monde … hier soir … et : " de qui je parle ? " … ah , ah ! …"
- Moi : "Madame Bescherelle ?"
- Lui : "Desmond ! … pas la Bled …"
- Moi : "C'est une fille intelligente …"
- Lui : "Madame Bescherelle ? … intelligente ? … vous êtes sûr … je n'ai pas remarqué …
mais … pour le reste ? …"
- Moi : "Très bien , Mister President …"
- Lui : "Très bien ! … très bien ! … mais encore , Desmond ? … enfin , ses … (le Président
fait un geste pour "nichons") … et son … (le Président fait un geste pour "cul") … ses …
(le Président fait un geste pour l'ensemble) … Desmond , vous n'allez pas me dire que …"
La sonnerie du téléphone rouge l'interrompt :
- Le Président : "Just a minute , Desmond" . Il rentre dans son bureau et décroche : "Allo ?
who's there ? … Georges ! … come va ? … si … si … les changes flottants ? … je suis
occupé , Georges … je vous rappelle … embrassez la grande … embrassez Claude pour
moi … bye ! …"
Le Président revient vers moi : "Qu'est-ce que je disais ?"
- Moi : "Madame Bescherelle , Monsieur le Président"
- Lui . Il tombe à genoux sur la moquette , joint les mains et sourit blissfully (le terme fran-
çais est "béatement" , je pense) : "Céline !"
- Moi : "Cécile , Monsieur le Président … Cécile is her firstname"
- Lui , à genoux et stunner (en français : "catastrophé" , il me semble) : "are you sure ?"
- Moi : "Most certainly , Mister President"
- Lui , pallid ("livide" , in french ?) : "But , it's ghastly ! (abominable)"
- Moi : "What happened , Mister President ?"
- Lui , prostrate (effondré ?) : "Je lui ai envoyé 2000 roses !"
- Moi : "Super , Mister President !"
- Lui , se relevant : "Desmond , immediatly ! … amenez-moi le fleuriste dead or alive …
my god … chaque rose , Desmond , avec un carton … 2000 cartons … "A Céline , ton
Dixie" ! … Desmond … I'm desparate !"
C'est le Président , à la porte de son bureau .
- Moi : "Euh … de qui parlez-vous , Monsieur le Président ?"
- Lui : "De qui je parle !? … ah , ah , excellent , Desmond ! … vous dînez à la droite
de la plus belle femme du monde … hier soir … et : " de qui je parle ? " … ah , ah ! …"
- Moi : "Madame Bescherelle ?"
- Lui : "Desmond ! … pas la Bled …"
- Moi : "C'est une fille intelligente …"
- Lui : "Madame Bescherelle ? … intelligente ? … vous êtes sûr … je n'ai pas remarqué …
mais … pour le reste ? …"
- Moi : "Très bien , Mister President …"
- Lui : "Très bien ! … très bien ! … mais encore , Desmond ? … enfin , ses … (le Président
fait un geste pour "nichons") … et son … (le Président fait un geste pour "cul") … ses …
(le Président fait un geste pour l'ensemble) … Desmond , vous n'allez pas me dire que …"
La sonnerie du téléphone rouge l'interrompt :
- Le Président : "Just a minute , Desmond" . Il rentre dans son bureau et décroche : "Allo ?
who's there ? … Georges ! … come va ? … si … si … les changes flottants ? … je suis
occupé , Georges … je vous rappelle … embrassez la grande … embrassez Claude pour
moi … bye ! …"
Le Président revient vers moi : "Qu'est-ce que je disais ?"
- Moi : "Madame Bescherelle , Monsieur le Président"
- Lui . Il tombe à genoux sur la moquette , joint les mains et sourit blissfully (le terme fran-
çais est "béatement" , je pense) : "Céline !"
- Moi : "Cécile , Monsieur le Président … Cécile is her firstname"
- Lui , à genoux et stunner (en français : "catastrophé" , il me semble) : "are you sure ?"
- Moi : "Most certainly , Mister President"
- Lui , pallid ("livide" , in french ?) : "But , it's ghastly ! (abominable)"
- Moi : "What happened , Mister President ?"
- Lui , prostrate (effondré ?) : "Je lui ai envoyé 2000 roses !"
- Moi : "Super , Mister President !"
- Lui , se relevant : "Desmond , immediatly ! … amenez-moi le fleuriste dead or alive …
my god … chaque rose , Desmond , avec un carton … 2000 cartons … "A Céline , ton
Dixie" ! … Desmond … I'm desparate !"
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