J'ai dit ailleurs que le coeur de Hume cessa de battre à 28 ans ; je ne connus pas
de mon existence chat plus ancien : si on se rapporte à la conversion populaire , ça
lui faisait dans les 140 ans . Je le trouvai un maudit jour dans sa position favorite ,
roulé en boule , mais pour l'éternité . Je le portai sur le pont et tous - officiers et
hommes d'équipage - bien que nous fussions en pleine mer , quittèrent leur poste et
s'assemblèrent autour de moi et j'avais notre chat dans les bras . "Nom de Dieu !"
jura le timonier et je vis sa pomme d'Adam saillir sous les poils roux de son énorme
cou . Deux mousses caressaient les rayures de Hume et le plus jeune inondait de
larmes sa vareuse et répétait en me regardant : "Il est mort ?" mais je ne pouvais lui
répondre car ma gorge était prise dans un noeud de grappin .
Krant parut sur la passerelle . Il empoigna la rambarde et regarda au milieu de
notre cercle et tous nous nous tournâmes vers le capitaine comme s'il avait eu le
pouvoir de remettre un peu de vie dans notre vieux chat . Or , ce que nous vîmes
nous stupéfia . Krant ouvrit la bouche mais ne dit rien . Une énorme vague venue de
très loin et de force inconnue venait d'enfoncer une digue que nous pensions
indestructible .
dimanche 22 novembre 2015
samedi 21 novembre 2015
PARADIS 44 . PARITÉ
- Dieu : "Ça fait un temps fou qu'Adam n'est pas venu me voir …"
- Dieu , à Ève qui bourdonne autour du tiroir à bonbons : "Où est-il , cet Adam ? …
il me fait la gueule ?"
- Ève : "Je le vois presque jamais … il a pas le temps qu'il dit …"
- Dieu : "Pas le temps !? … qu'est-ce que tu racontes , Ève !?"
- Ève : "Il a du boulot"
- Dieu : "Du quoi ?"
- Ève : "Je sais pas ce que c'est … c'est ça qu'il dit : du boulot"
- Dieu : "Encore une invention à lui !" . Et , haussant les épaules : "… une utopie ! …
comment dis-tu ?"
- Ève . Elle répète , maussade : "Du boulot … j'aimerai bien en avoir aussi"
- Dieu : "Tu ne sais pas ce que c'est … tu viens de le dire … et tu voudrais en avoir …
c'est crétin !"
- Ève . Elle tape du pied et ses lolos tressautent : "Oui , mais lui il a du boulot et moi
j'en ai pas … c'est pas juste !"
- Dieu : "Calme-toi , Ève … dis-lui de venir me voir … je lui dirai moi à ce gredin de
partager … non mais des fois ! … du boulot il va t'en donner , crois-moi !"
- Ève . Elle tape dans ses mains : "Ah , t'es chou mon petit Dieu ! … comme je suis
contente !"
- Dieu , à Ève qui bourdonne autour du tiroir à bonbons : "Où est-il , cet Adam ? …
il me fait la gueule ?"
- Ève : "Je le vois presque jamais … il a pas le temps qu'il dit …"
- Dieu : "Pas le temps !? … qu'est-ce que tu racontes , Ève !?"
- Ève : "Il a du boulot"
- Dieu : "Du quoi ?"
- Ève : "Je sais pas ce que c'est … c'est ça qu'il dit : du boulot"
- Dieu : "Encore une invention à lui !" . Et , haussant les épaules : "… une utopie ! …
comment dis-tu ?"
- Ève . Elle répète , maussade : "Du boulot … j'aimerai bien en avoir aussi"
- Dieu : "Tu ne sais pas ce que c'est … tu viens de le dire … et tu voudrais en avoir …
c'est crétin !"
- Ève . Elle tape du pied et ses lolos tressautent : "Oui , mais lui il a du boulot et moi
j'en ai pas … c'est pas juste !"
- Dieu : "Calme-toi , Ève … dis-lui de venir me voir … je lui dirai moi à ce gredin de
partager … non mais des fois ! … du boulot il va t'en donner , crois-moi !"
- Ève . Elle tape dans ses mains : "Ah , t'es chou mon petit Dieu ! … comme je suis
contente !"
vendredi 20 novembre 2015
COTE 137 . 42 . AMOUR VACHE
- Martial à l'aumônier en visite chez nous : "Aimez-vous les uns les autres …
c'est-y pas votre slogan , l'abbé ?"
- L'aumônier : "…….. slogan ? ……."
- Martial : "Dans deux heures , nous attaquons … à la baïonnette" . Martial
astiquait la sienne au chiffon doux . Cinq minutes avant de se ruer hors de la
tranchée , il la fixerait au canon de son Lebel … "Serez-vous des nôtres ?"
- L'aumônier : "On m'attend à l'arrière … une mise en terre … collective …"
- Martial : "Dommage ! … vous auriez vu comme on les aime ceux d'en-face ! …
s'il n'y avait pas ces frelons et ces barbelés … et cette boue … on serait dans
leurs bras en moins de cinq minutes …"
Notre artillerie pilonne la cote 137 .
- Martial : "Ces cons d'artilleurs ! … qu'est-ce qu'on va trouver là-bas tout à
l'heure … hein , l'abbé … ces boches que nous aimons … on nous les écrabouille ! …"
- L'aumônier : "………………"
- Martial : "L'abbé ! … vous les aimez les boches ?"
- L'aumônier : "………………"
- Martial . Il caresse sa baïonnette : "Moi , je les aime … j'ai l'amour vache …"
c'est-y pas votre slogan , l'abbé ?"
- L'aumônier : "…….. slogan ? ……."
- Martial : "Dans deux heures , nous attaquons … à la baïonnette" . Martial
astiquait la sienne au chiffon doux . Cinq minutes avant de se ruer hors de la
tranchée , il la fixerait au canon de son Lebel … "Serez-vous des nôtres ?"
- L'aumônier : "On m'attend à l'arrière … une mise en terre … collective …"
- Martial : "Dommage ! … vous auriez vu comme on les aime ceux d'en-face ! …
s'il n'y avait pas ces frelons et ces barbelés … et cette boue … on serait dans
leurs bras en moins de cinq minutes …"
Notre artillerie pilonne la cote 137 .
- Martial : "Ces cons d'artilleurs ! … qu'est-ce qu'on va trouver là-bas tout à
l'heure … hein , l'abbé … ces boches que nous aimons … on nous les écrabouille ! …"
- L'aumônier : "………………"
- Martial : "L'abbé ! … vous les aimez les boches ?"
- L'aumônier : "………………"
- Martial . Il caresse sa baïonnette : "Moi , je les aime … j'ai l'amour vache …"
TROIS MOUCHES 43 . PAS DE PANIQUE !
Nous percutâmes l'iceberg par tribord . Notre paquebot coulait . "Les femmes
et les enfants d'abord !" hurla le capitaine . Trois mouches vermeilles et merveilleuses
bourdonnaient contre nos chapeaux de paille . "Je ne pars pas sans toi !" dit Berthe .
Un merveilleux iceberg bourdonnait contre le paquebot . Les femmes et les enfants
hurlèrent et Berthe percuta le capitaine . Il portait un chapeau vermeil avec trois pailles
par tribord où coulait une mouche . "Je ne pars pas sans toi !" dis-je .
Trois mouches percutèrent l'iceberg . Notre merveilleux paquebot se mit à
bourdonner . "C'est à cause de la paille !" hurlai-je au capitaine . "Je ne partirai pas
sans mon chapeau !" dit Berthe pendant que les femmes et les enfants se jetaient par
tribord .
et les enfants d'abord !" hurla le capitaine . Trois mouches vermeilles et merveilleuses
bourdonnaient contre nos chapeaux de paille . "Je ne pars pas sans toi !" dit Berthe .
Un merveilleux iceberg bourdonnait contre le paquebot . Les femmes et les enfants
hurlèrent et Berthe percuta le capitaine . Il portait un chapeau vermeil avec trois pailles
par tribord où coulait une mouche . "Je ne pars pas sans toi !" dis-je .
Trois mouches percutèrent l'iceberg . Notre merveilleux paquebot se mit à
bourdonner . "C'est à cause de la paille !" hurlai-je au capitaine . "Je ne partirai pas
sans mon chapeau !" dit Berthe pendant que les femmes et les enfants se jetaient par
tribord .
jeudi 19 novembre 2015
DESMOND 37 . JENNY
Le Président m'intercepte dans le couloir . Il m'agrippe l'avant-bras et
m'entraîne derrière la porte du Bureau Ovale .
- Lui , chuchotant : "Desmond , vous avez vu ?"
- Moi : "Que devais-je voir , Monsieur le Président ?"
- Lui : "Enfin , Desmond , qu'y a-t-il d'autre à voir aujourd'hui ? … vous n'avez
pas vu !?"
- Moi : "Euh … Mister President …"
- Lui : "Desmond !"
- Moi : "…………?……….."
- Lui : "La rousse !"
- Moi : "…………?……….."
- Lui : "Ne me dites pas que vous ne l'avez pas vue ! … pas vous !" . Toujours
chuchotant , mais chuchotant avec force et m'écrasant le biceps .
- Moi : "Jenny ?"
- Lui : "Elle s'appelle Jenny ?"
- Moi : "Une rousse , Monsieur le Président , ça peut être Jenny …"
- Lui : "Une rousse aux yeux verts ?"
- Moi : "C'est Jenny … une nouvelle … elle est arrivée ce matin , Mister President"
- Lui : "Son nom est Jenny ? … comment le savez-vous ?"
- Moi : "Monsieur le Président … elle est venue me voir dans mon bureau … elle m'a
dit : je suis Jenny"
- Lui . Il chuchote et transpire : "Dans votre bureau ? … que fait-elle ? … dans quel
service travaille-t-elle ?"
- Moi : "L'incinération , Monsieur le Président"
- Lui : "Quoi !! … dans votre service , Desmond ? … cette rousse flamboyante !" . Il
me serre le bras . Ma circulation sanguine s'arrête là … dans mon avant-bras .
- Lui : "Vous … vous … vous l'avez embauchée ?"
- Moi : "Non , Monsieur le Président … c'est le Service du Recrutement"
- Lui . Son nez touche presque le mien … une goutte de sueur perle en haut de son
front : "Dites donc , Desmond … ils vous soignent au Recrutement"
- Moi : "……………………."
- Lui : "Plus besoin de Services Secrets … de contre-espionnage … de défense
aérienne … de lutte anti-terroriste … plus besoin d'incinérateurs"
- Moi : "………….?…………"
- Lui : "Cette fille va foutre le feu à la Maison Blanche !"
- Moi : "…………………"
- Lui . Il me lâche enfin : "Sacré Desmond ! … allez-y … vous avez mon feu vert …"
m'entraîne derrière la porte du Bureau Ovale .
- Lui , chuchotant : "Desmond , vous avez vu ?"
- Moi : "Que devais-je voir , Monsieur le Président ?"
- Lui : "Enfin , Desmond , qu'y a-t-il d'autre à voir aujourd'hui ? … vous n'avez
pas vu !?"
- Moi : "Euh … Mister President …"
- Lui : "Desmond !"
- Moi : "…………?……….."
- Lui : "La rousse !"
- Moi : "…………?……….."
- Lui : "Ne me dites pas que vous ne l'avez pas vue ! … pas vous !" . Toujours
chuchotant , mais chuchotant avec force et m'écrasant le biceps .
- Moi : "Jenny ?"
- Lui : "Elle s'appelle Jenny ?"
- Moi : "Une rousse , Monsieur le Président , ça peut être Jenny …"
- Lui : "Une rousse aux yeux verts ?"
- Moi : "C'est Jenny … une nouvelle … elle est arrivée ce matin , Mister President"
- Lui : "Son nom est Jenny ? … comment le savez-vous ?"
- Moi : "Monsieur le Président … elle est venue me voir dans mon bureau … elle m'a
dit : je suis Jenny"
- Lui . Il chuchote et transpire : "Dans votre bureau ? … que fait-elle ? … dans quel
service travaille-t-elle ?"
- Moi : "L'incinération , Monsieur le Président"
- Lui : "Quoi !! … dans votre service , Desmond ? … cette rousse flamboyante !" . Il
me serre le bras . Ma circulation sanguine s'arrête là … dans mon avant-bras .
- Lui : "Vous … vous … vous l'avez embauchée ?"
- Moi : "Non , Monsieur le Président … c'est le Service du Recrutement"
- Lui . Son nez touche presque le mien … une goutte de sueur perle en haut de son
front : "Dites donc , Desmond … ils vous soignent au Recrutement"
- Moi : "……………………."
- Lui : "Plus besoin de Services Secrets … de contre-espionnage … de défense
aérienne … de lutte anti-terroriste … plus besoin d'incinérateurs"
- Moi : "………….?…………"
- Lui : "Cette fille va foutre le feu à la Maison Blanche !"
- Moi : "…………………"
- Lui . Il me lâche enfin : "Sacré Desmond ! … allez-y … vous avez mon feu vert …"
mercredi 18 novembre 2015
X
La ville de X est une ville oubliée . Elle existe quelque part mais on a oublié où .
X n'est pas une ville engloutie . Elle ne repose pas sous les sables d'un antique désert
ou sous les fondations d'une ville nouvelle . Elle étire des maisons basses le long d'un
axe commercial . Une petite bourgeoisie marchande a dû y prospérer et y prospère
encore . Il y a fort à parier qu'au milieu des masures en bois , quelques belles maisons
dressent des façades encorbelées . Dans l'espace qui sépare les pignons de la rue , on
cultive avec soin d'aimables potagers dont on propose le produit aux gens de passage .
Mais qui passe par X puisqu'on a oublié jusqu'au nom de l'endroit ? : des caravanes
aux chèches indigo , des routiers peu soucieux de garer leur camion sur les aires de
stationnement d'une ville sans nom , des aventuriers traverseurs de nulle part .
Et nul poseur de questions . Car l'oubli est ici stratégie . On craint le retour des
curieux ; qu'un jour on se souvienne et écrive l'histoire d'X .
X n'est pas une ville engloutie . Elle ne repose pas sous les sables d'un antique désert
ou sous les fondations d'une ville nouvelle . Elle étire des maisons basses le long d'un
axe commercial . Une petite bourgeoisie marchande a dû y prospérer et y prospère
encore . Il y a fort à parier qu'au milieu des masures en bois , quelques belles maisons
dressent des façades encorbelées . Dans l'espace qui sépare les pignons de la rue , on
cultive avec soin d'aimables potagers dont on propose le produit aux gens de passage .
Mais qui passe par X puisqu'on a oublié jusqu'au nom de l'endroit ? : des caravanes
aux chèches indigo , des routiers peu soucieux de garer leur camion sur les aires de
stationnement d'une ville sans nom , des aventuriers traverseurs de nulle part .
Et nul poseur de questions . Car l'oubli est ici stratégie . On craint le retour des
curieux ; qu'un jour on se souvienne et écrive l'histoire d'X .
mardi 17 novembre 2015
KRANT 43 . POURQUOI HUME ?
C'est Krant qui donna son nom à Hume et j'affirme que celui-ci répondit
immédiatement à ce patronyme comme s'il était inscrit depuis sa naissance à
l'état civil . Bien entendu , nous ne connaissions pas sa mère et son père devait
être un de ces matous demi-civilisés , fréquenteurs de bas-fonds et chercheurs
de bonnes fortunes . Le capitaine fut évasif quant à l'origine de ce que nous
tînmes d'abord pour un sobriquet . Or c'était le nom d'un ami anglais décédé
depuis longtemps nous dit-il , inventeur de la théorie "des conjonctions cons-
tantes" , théorie dont - vous l'imaginez - nous ignorions jusqu'à l'existence .
Il n'y avait que Monsieur Lee pour savoir de quoi il retournait . Et quand ,
un jour , je le questionnai à ce sujet , il farfouilla dans sa cambuse et sortit de
dessous des pots de harengs fumés un livre écorné qu'avec son sourire typique
de la Chine il me pressa de lire . J'emportai le livre dans la salle des machines
mais il était écrit en anglais , langue à laquelle je n'entends rien et les annotations
de Monsieur Lee en mandarin m'étaient évidemment hermétiques et celles qu'il
avait rédigées en letton ne m'éclairaient guère . Quand je lui rapportai le livre ,
je demandai à Monsieur Lee de me traduire le titre : "Enquiry concerning human
understanding" . "Enquête sur l'entendement humain" et il fourra le bouquin
derrière un tonnelet de saindoux sans plus de commentaires qu'un "hi-hi" à la
pékinoise …
Le soir de ce même jour , je pris le frais sur le gaillard d'arrière et Hume , comme
pour me réconforter , vint asseoir ses rayures près de moi . Je lui demandai s'il
connaissait l'origine de son nom et il me répondit par miaulement qu'il n'en savait
fichtre rien !
De concert , nous usâmes la fin des heures à contempler le naufrage du soleil ...
immédiatement à ce patronyme comme s'il était inscrit depuis sa naissance à
l'état civil . Bien entendu , nous ne connaissions pas sa mère et son père devait
être un de ces matous demi-civilisés , fréquenteurs de bas-fonds et chercheurs
de bonnes fortunes . Le capitaine fut évasif quant à l'origine de ce que nous
tînmes d'abord pour un sobriquet . Or c'était le nom d'un ami anglais décédé
depuis longtemps nous dit-il , inventeur de la théorie "des conjonctions cons-
tantes" , théorie dont - vous l'imaginez - nous ignorions jusqu'à l'existence .
Il n'y avait que Monsieur Lee pour savoir de quoi il retournait . Et quand ,
un jour , je le questionnai à ce sujet , il farfouilla dans sa cambuse et sortit de
dessous des pots de harengs fumés un livre écorné qu'avec son sourire typique
de la Chine il me pressa de lire . J'emportai le livre dans la salle des machines
mais il était écrit en anglais , langue à laquelle je n'entends rien et les annotations
de Monsieur Lee en mandarin m'étaient évidemment hermétiques et celles qu'il
avait rédigées en letton ne m'éclairaient guère . Quand je lui rapportai le livre ,
je demandai à Monsieur Lee de me traduire le titre : "Enquiry concerning human
understanding" . "Enquête sur l'entendement humain" et il fourra le bouquin
derrière un tonnelet de saindoux sans plus de commentaires qu'un "hi-hi" à la
pékinoise …
Le soir de ce même jour , je pris le frais sur le gaillard d'arrière et Hume , comme
pour me réconforter , vint asseoir ses rayures près de moi . Je lui demandai s'il
connaissait l'origine de son nom et il me répondit par miaulement qu'il n'en savait
fichtre rien !
De concert , nous usâmes la fin des heures à contempler le naufrage du soleil ...
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