Mermoz virevoltait . Il monta très haut dans le ciel puis il se laissa tomber
comme une feuille morte . Berthe et moi étions assis derrière lui . Trois mou-
ches vermeilles et merveilleuses bourdonnaient contre nos chapeaux de paille .
Je vomis sur le fuselage .
Berthe vomit dans son chapeau de paille . J'étais assis derrière elle . Le fuse-
lage bourdonnait dans le ciel merveilleux où trois mouches se laissaient tomber
en virevoltant . Nous montâmes très haut et Mermoz dit : "Feuille morte !"
Nous virevoltâmes très haut en mouches mortes puis nous nous laissâmes
tomber comme une feuille vermeille . Nos chapeaux bourdonnaient de toute
leur paille . Mermoz était assis derrière nous : il vomissait dans le fuselage .
samedi 17 mars 2018
vendredi 16 mars 2018
KRANT 122 . MESSE
- "Messieurs"
C'est ainsi que Krant débutait ses homélies . A l'instar des prêtres , il aurait pu dire :
"Mes bien chers frères" . Je me souviens de ces grands-messes . Celle-ci , au milieu de
l'Océan Indien :
- "Messieurs" … Sur le pont , nous formions cercle autour du capitaine . Tous , du mousse
au quartier-maître , assistaient à l'office . Krant avait laissé la conduite du Kritik entre les
mains de Dieu …
- "Messieurs" . Krant s'adressait ce jour-là aux mousses . "A qui devons-nous de nous tenir
sur ce pont par 75° de longitude est et 25° de latitude sud , sur le Tropique du Capricorne ?"
Longitude , latitude , tropique … soumis au magistère de Krant , nul sur le Kritik et bien que
peu en déchiffrassent le sens ne pouvait ignorer ces mots .
- Les mousses : "……..?……….."
- Krant : "Aux scieurs de long de l'Île de Java … ils ont débité le teck que vous avez sous
vos pieds" et les mousses regardèrent sous leurs bottes ce pont qu'ils avaient si durement
brossé comme si Krant leur avait présenté une nouvelle recrue .
- Krant : "Qui a construit la coque de ce navire ?"
- Un mousse : "Des chaudronniers , capitaine … des charpentiers de marine … des forge-
rons … mon père travaille au chantier naval …"
- Krant : "Bien … bien … et il a bien fallu que quelqu'un conçoive les plans … c'est un
architecte … sans architectes navals , pas de Kritik … sans ingénieurs , pas de moteur
Stirling … sans calculs , pas d'ingénieurs ..."
Ainsi , Krant décrivit-il la chaîne des hommes et leurs efforts tâtonnants pour dominer
la nature , du premier homme pensant aux astronomes des siècles antiques et aux cartogra-
phes des temps anciens sans qui nous serions perdus dans ces déserts océaniques , à la
formidable avancée qu'avait été la mise au point du cadran solaire à gnomon , aux inven-
teurs du quartier de réduction et du carré nautique , à G Graydon et son compas azimutal ,
aux explorateurs , aux marchands , aux armateurs et même aux banquiers grâce à qui les
entreprises maritimes ne tournent pas en rond comme un poisson rouge dans un bocal …
- Krant : "N'oubliez jamais , Messieurs … nous sommes des héritiers … à vos postes !"
Pas sûr que nos mousses , pas sûr que les hommes de l'équipage aient tout compris ,
mais ce qu'ils avaient entendu est la parole divine .
- Moi , en moi-même : "Ite misa est"
C'est ainsi que Krant débutait ses homélies . A l'instar des prêtres , il aurait pu dire :
"Mes bien chers frères" . Je me souviens de ces grands-messes . Celle-ci , au milieu de
l'Océan Indien :
- "Messieurs" … Sur le pont , nous formions cercle autour du capitaine . Tous , du mousse
au quartier-maître , assistaient à l'office . Krant avait laissé la conduite du Kritik entre les
mains de Dieu …
- "Messieurs" . Krant s'adressait ce jour-là aux mousses . "A qui devons-nous de nous tenir
sur ce pont par 75° de longitude est et 25° de latitude sud , sur le Tropique du Capricorne ?"
Longitude , latitude , tropique … soumis au magistère de Krant , nul sur le Kritik et bien que
peu en déchiffrassent le sens ne pouvait ignorer ces mots .
- Les mousses : "……..?……….."
- Krant : "Aux scieurs de long de l'Île de Java … ils ont débité le teck que vous avez sous
vos pieds" et les mousses regardèrent sous leurs bottes ce pont qu'ils avaient si durement
brossé comme si Krant leur avait présenté une nouvelle recrue .
- Krant : "Qui a construit la coque de ce navire ?"
- Un mousse : "Des chaudronniers , capitaine … des charpentiers de marine … des forge-
rons … mon père travaille au chantier naval …"
- Krant : "Bien … bien … et il a bien fallu que quelqu'un conçoive les plans … c'est un
architecte … sans architectes navals , pas de Kritik … sans ingénieurs , pas de moteur
Stirling … sans calculs , pas d'ingénieurs ..."
Ainsi , Krant décrivit-il la chaîne des hommes et leurs efforts tâtonnants pour dominer
la nature , du premier homme pensant aux astronomes des siècles antiques et aux cartogra-
phes des temps anciens sans qui nous serions perdus dans ces déserts océaniques , à la
formidable avancée qu'avait été la mise au point du cadran solaire à gnomon , aux inven-
teurs du quartier de réduction et du carré nautique , à G Graydon et son compas azimutal ,
aux explorateurs , aux marchands , aux armateurs et même aux banquiers grâce à qui les
entreprises maritimes ne tournent pas en rond comme un poisson rouge dans un bocal …
- Krant : "N'oubliez jamais , Messieurs … nous sommes des héritiers … à vos postes !"
Pas sûr que nos mousses , pas sûr que les hommes de l'équipage aient tout compris ,
mais ce qu'ils avaient entendu est la parole divine .
- Moi , en moi-même : "Ite misa est"
jeudi 15 mars 2018
DESMOND 84 . PENTAGONE PAPERS . CONVERSATION ANGLAIS FACILE .
- Le Président hurle : "Plus un journaliste du Post à la Maison Blanche !!!"
Nous sommes assis dans le Bureau Ovale . Il y a là le Secrétaire d'État Kissinger ,
Erlichman le Conseiller du Président pour les Affaires Intérieures , Egil Krogh un
jeune avocat du Conseil de l'Intérieur , Howard Hunt un ancien de la CIA , Maryline
et moi . Tous assis sauf le Président qui circule à toute vitesse sur l'ovale du Bureau
comme un pistard de vélodrome , et Maryline , calepin à la main , perchée sur ses
talons-aiguilles rouge carmin qui tente de le suivre à minuscules enjambées précipitées ,
serrée dans une mini-robe de la même couleur .
- Le Président : "… et plus un journaliste du New York Times !!! … notez , Maryline !"
- Maryline murmure : "… du Post … et du New York Times … plus un journaliste …"
- Voix grave et impavide du Secrétaire d'État Kissinger : "Mister President … nous ne
pouvons pas …"
- Le Président : "Henry ! … chut up ! … le Post et le New York Times , interdits de
séjour !" . Il s'agenouille près de son fauteuil dont il tambourine des deux poings l'accou-
doir puis , le faisant pivoter , il enfouit sa tête dans les coussins : 'Pfu de fournalist du
Poft et du Noufiortime à la Maifon Blanfe !"
- Sonnerie du téléphone . Maryline décroche . Voix d'aéroport : "Hello , who's speaking ?
… oh … oh … hold on a minute Mrs Graham …" . Maryline pose une main sur le com-
biné : "Kay Graham , Mister President … la propriétaire du Washington Post …"
- Le Président , émergeant de ses coussins : "Kay Graham , cette salope !? , passez-la
moi !!"
- Kissinger : "No , no , Mister President !" . A Maryline : "Le Président est en vacances
toute la semaine !"
- Maryline : "Mrs Graham … thank you for holding … I'm sorry , there's no reply …
Mister President is on holiday all week … can you call back later ? … your phone number
please … 202-334 … could you repeat , please … I didn't catch that … could you slow
down a little bit … 202-334-6001 … yes … I'll tell him you called … he'll return your
call … no problem … yes … yes … bye , Mrs Graham ! "
Nous sommes assis dans le Bureau Ovale . Il y a là le Secrétaire d'État Kissinger ,
Erlichman le Conseiller du Président pour les Affaires Intérieures , Egil Krogh un
jeune avocat du Conseil de l'Intérieur , Howard Hunt un ancien de la CIA , Maryline
et moi . Tous assis sauf le Président qui circule à toute vitesse sur l'ovale du Bureau
comme un pistard de vélodrome , et Maryline , calepin à la main , perchée sur ses
talons-aiguilles rouge carmin qui tente de le suivre à minuscules enjambées précipitées ,
serrée dans une mini-robe de la même couleur .
- Le Président : "… et plus un journaliste du New York Times !!! … notez , Maryline !"
- Maryline murmure : "… du Post … et du New York Times … plus un journaliste …"
- Voix grave et impavide du Secrétaire d'État Kissinger : "Mister President … nous ne
pouvons pas …"
- Le Président : "Henry ! … chut up ! … le Post et le New York Times , interdits de
séjour !" . Il s'agenouille près de son fauteuil dont il tambourine des deux poings l'accou-
doir puis , le faisant pivoter , il enfouit sa tête dans les coussins : 'Pfu de fournalist du
Poft et du Noufiortime à la Maifon Blanfe !"
- Sonnerie du téléphone . Maryline décroche . Voix d'aéroport : "Hello , who's speaking ?
… oh … oh … hold on a minute Mrs Graham …" . Maryline pose une main sur le com-
biné : "Kay Graham , Mister President … la propriétaire du Washington Post …"
- Le Président , émergeant de ses coussins : "Kay Graham , cette salope !? , passez-la
moi !!"
- Kissinger : "No , no , Mister President !" . A Maryline : "Le Président est en vacances
toute la semaine !"
- Maryline : "Mrs Graham … thank you for holding … I'm sorry , there's no reply …
Mister President is on holiday all week … can you call back later ? … your phone number
please … 202-334 … could you repeat , please … I didn't catch that … could you slow
down a little bit … 202-334-6001 … yes … I'll tell him you called … he'll return your
call … no problem … yes … yes … bye , Mrs Graham ! "
mercredi 14 mars 2018
SILENCES ÉTERNELS
Les galets empilés au bord des mers
Disent-ils quelque chose
Aux astres ?
Quelle écriture ,
Quelle oeuvre ,
Quelle immense nuit ,
Quels signes ?
Qu'écrivent sous les astres
Les mers au bord des galets
Empilées ?
Quelle oeuvre ,
Quelle chose immense ,
Quelle nuit de signes ?
Disent-ils quelque chose
Aux astres ?
Quelle écriture ,
Quelle oeuvre ,
Quelle immense nuit ,
Quels signes ?
Qu'écrivent sous les astres
Les mers au bord des galets
Empilées ?
Quelle oeuvre ,
Quelle chose immense ,
Quelle nuit de signes ?
mardi 13 mars 2018
NAGASHIMA
Hormis un quarteron d'illuminés qui eut réduit la vie à rien et d'autres
fanatiques à une surface , une ligne ou un point , les habitants concédèrent
à leur projet de simplification de conserver les trois propriétés de l'espace ,
x , y , z , faute de quoi la vie à Nagashima eut été malaisée . Ils votèrent en
revanche à une large majorité la suppression du temps ; ils en avaient assez
des contraintes totalitaires de cette dimension . Est-ce possible ? , dites-vous .
A quoi je réponds que dans cette éventualité le concept de possibilité n'a plus
de sens . Pour approcher les conditions de vie adoptées par suffrage à Naga-
shima , il convient de s'abstraire des notions de durée , de simultanéité , de
continu et de discontinu , de succession , de cause et d'effet , de suite et de
retour , de rythme , de changement , d'instabilité , de mouvement , d'éphémère ,
de variabilité , de début et de fin , d'avant et d'après , de mémoire , de souvenir
et d'oubli , de projet , de volonté , de pardon , de rancune , de conjugaison ,
de vision , d'espoir , de grammaire , de souhait , de regret , de résolution , de désir ,
d'imagination , etc … ce qui est impossible . Or , les habitants de Nagashima ont
aboli le temps , allez savoir comment ! ...
fanatiques à une surface , une ligne ou un point , les habitants concédèrent
à leur projet de simplification de conserver les trois propriétés de l'espace ,
x , y , z , faute de quoi la vie à Nagashima eut été malaisée . Ils votèrent en
revanche à une large majorité la suppression du temps ; ils en avaient assez
des contraintes totalitaires de cette dimension . Est-ce possible ? , dites-vous .
A quoi je réponds que dans cette éventualité le concept de possibilité n'a plus
de sens . Pour approcher les conditions de vie adoptées par suffrage à Naga-
shima , il convient de s'abstraire des notions de durée , de simultanéité , de
continu et de discontinu , de succession , de cause et d'effet , de suite et de
retour , de rythme , de changement , d'instabilité , de mouvement , d'éphémère ,
de variabilité , de début et de fin , d'avant et d'après , de mémoire , de souvenir
et d'oubli , de projet , de volonté , de pardon , de rancune , de conjugaison ,
de vision , d'espoir , de grammaire , de souhait , de regret , de résolution , de désir ,
d'imagination , etc … ce qui est impossible . Or , les habitants de Nagashima ont
aboli le temps , allez savoir comment ! ...
lundi 12 mars 2018
TROIS MOUCHES 115 . BROUILLE
Le pédalier de notre tandem grinçait et Berthe me reprocha de ne pas l'avoir graissé .
A quoi je rétorquai que depuis quinze jours j'avais bien d'autres chats à fouetter et -
ajoutai-je - elle ferait mieux de passer sur le grand pignon car une côte devant nous
détachait son sévère profil sur fond de bocage . Indifférentes à nos piques , trois mou-
ches vermeilles et merveilleuses bourdonnaient contre nos chapeaux de paille .
Je reprochai à Berthe d'engraisser le chat . En fouettant trois mouches avec son
chapeau de paille , elle rétorqua que notre tandem se détachait sévèrement et que -
avant quinze jours - elle irait bourdonner dans le bocage . Berthe avait alors son mer-
vielleux profil grinçant et ses piques faisaient mieux que le grand pignon d'un pédalier
dans une côte …
Le chat , indifférent à nos reproches (depuis quinze jours !) , fouette les pailles du
Grand Pignon . Le Grand Pignon est une côte dans le bocage où bourdonnent des
mouches vermeilles et où Berthe et moi allons en tandem . Le chat rétorque que nous
l'engraissons moins que notre pédalier et - ajoute-t-il sévère et grinçant - que nous
ferions mieux de détacher le fond de nos piquants chapeaux (!?)
A quoi je rétorquai que depuis quinze jours j'avais bien d'autres chats à fouetter et -
ajoutai-je - elle ferait mieux de passer sur le grand pignon car une côte devant nous
détachait son sévère profil sur fond de bocage . Indifférentes à nos piques , trois mou-
ches vermeilles et merveilleuses bourdonnaient contre nos chapeaux de paille .
Je reprochai à Berthe d'engraisser le chat . En fouettant trois mouches avec son
chapeau de paille , elle rétorqua que notre tandem se détachait sévèrement et que -
avant quinze jours - elle irait bourdonner dans le bocage . Berthe avait alors son mer-
vielleux profil grinçant et ses piques faisaient mieux que le grand pignon d'un pédalier
dans une côte …
Le chat , indifférent à nos reproches (depuis quinze jours !) , fouette les pailles du
Grand Pignon . Le Grand Pignon est une côte dans le bocage où bourdonnent des
mouches vermeilles et où Berthe et moi allons en tandem . Le chat rétorque que nous
l'engraissons moins que notre pédalier et - ajoute-t-il sévère et grinçant - que nous
ferions mieux de détacher le fond de nos piquants chapeaux (!?)
dimanche 11 mars 2018
KRANT 121 . MON PÈRE
En Mer Adriatique .
- Toms : "Mon père ne parlait pas … ah , ah ! … avec les mains , oui … les poings …
quelles raclées j'ai prises ! … tudieu , quelle brute ! …"
- Le timonier : "Le mien ne valait pas mieux , Toms … à coups de ceinturon , ça se
réglait … il est mort … bon débarras ! … que son âme brûle en enfer ! … et toi ,
chef … comment ton père t'a-t-il étouffé ?"
- Moi : "Papa me prenait par la main et nous allions voir où l'épeire avait tissé sa toile
et comment elle disposerait son traquenard à gluaux . Nous observions à contre-jour
des filaments presque invisibles . Mon père m'expliquait à voix basse que les fils , si
fins soient-ils , sont creux et qu'en eux circule une sorte de gomme arabique ; ce qu'il
démontrait avec un brin de paille : deux ou trois rayons tremblotant dans la lumière
humide de Koenigsberg l'avaient à peine effleuré qu'il se trouvait prisonnier . Je
demandais à papa : mais pourquoi l'araignée ne se prend-elle pas à son propre piège ?
Papa , à l'aide d'une autre paille , me montrait la surface de la structure que l'araignée
se réserve et où le fil n'adhère pas . Nous passions des heures à observer cette extra-
ordinaire charpente …"
Les larmes me venaient aux yeux .
Bouche bée , Toms et le timonier m'écoutaient pendant que sur l'Adriatique
couvait un orage .
- Le timonier : "C'est une sorte de saint , ton père …"
- Moi : "Un saint ? … non , c'était mon père …"
- Toms : "Mon père ne parlait pas … ah , ah ! … avec les mains , oui … les poings …
quelles raclées j'ai prises ! … tudieu , quelle brute ! …"
- Le timonier : "Le mien ne valait pas mieux , Toms … à coups de ceinturon , ça se
réglait … il est mort … bon débarras ! … que son âme brûle en enfer ! … et toi ,
chef … comment ton père t'a-t-il étouffé ?"
- Moi : "Papa me prenait par la main et nous allions voir où l'épeire avait tissé sa toile
et comment elle disposerait son traquenard à gluaux . Nous observions à contre-jour
des filaments presque invisibles . Mon père m'expliquait à voix basse que les fils , si
fins soient-ils , sont creux et qu'en eux circule une sorte de gomme arabique ; ce qu'il
démontrait avec un brin de paille : deux ou trois rayons tremblotant dans la lumière
humide de Koenigsberg l'avaient à peine effleuré qu'il se trouvait prisonnier . Je
demandais à papa : mais pourquoi l'araignée ne se prend-elle pas à son propre piège ?
Papa , à l'aide d'une autre paille , me montrait la surface de la structure que l'araignée
se réserve et où le fil n'adhère pas . Nous passions des heures à observer cette extra-
ordinaire charpente …"
Les larmes me venaient aux yeux .
Bouche bée , Toms et le timonier m'écoutaient pendant que sur l'Adriatique
couvait un orage .
- Le timonier : "C'est une sorte de saint , ton père …"
- Moi : "Un saint ? … non , c'était mon père …"
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