Au moment où trois mouches vermeilles et merveilleuses se mettaient à bourdonner
contre nos chapeaux de paille , à Berthe et à moi , un immense papillon , les ailes
déployées , d'un noir bleuâtre avec une bande blanche , décrivit un arc surnaturellement
doux , se posa sur la terre humide , referma ses ailes et sur ce , disparut . C'est le genre
de papillon qu'un jeune paysan essoufflé apporte de temps à autre , le fourrant à deux
mains dans sa casquette .
De temps à autre , Berthe m'apporte ma casquette fourrée et disparaît . Je referme mes
deux mains sur son chapeau comme les ailes surnaturelles d'un immense papillon , ce
genre de papillon que décrivent si merveilleusement les paysans au moment où il se pose
sur les jeunes pailles vermeilles et se met à bleuir , déployant en arc ses ailes et sa douce
et humide blancheur sur la terre noire où bourdonnent en bandes des mouches essoufflées .
Décrivons ces moments merveilleux où la terre déploie en arc la bande noire de ses
pailles qui bourdonne de jeunes papillons fourrant leurs ailes dans les blanches mains de
Berthe, ou disparaissant sous son chapeau de paysan . Doucement , je me mets à refermer
leurs ailes essoufflées et pose sur ma casquette ce gente de papillon surnaturel qu'apportent
de temps à autre d'immenses mouches bleuâtres .
dimanche 13 octobre 2019
PARADIS 115 . LA CHUTE
- Ève : "I'paraît qu'tu veux fermer l'Paradis !"
Elle a pas l'air contente avec ses mains sur les hanches , poings fermés et ce vilain pli
au milieu de son joli front .
- Dieu : "Hein … quoi ?"
Dieu confectionne (crée) un nanotube de carbone . Autant dire qu'il est hyper-concentré .
- Ève , furieuse , l'apostrophe : "J'te dérange ?"
- Dieu , vissé à sa loupe oculaire et manipulant sa pince à épiler avec une précision nano-
métrique , ronchonne : "Un peu"
- Ève est indignée . Elle postillonne : "C'est vrai ? … tu vas fermer l'Paradis ?"
- Dieu : "Plus bas , Ève , je te prie !"
- Ève . Elle tape sur l'établi : "Oui ou non , tu vas l'fermer ?"
- Dieu , à sa créature en fureur : "Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? … qui t'a raconté
cette ânerie ?"
- Ève : "Adam"
- Dieu pousse un petit "oh !" soprane et plein d'ironie : "Et tu crois tout ce que te dit cet
énergumène !?"
- Ève avoue , pitoyable : "Ben oui"
- Dieu : "Je te rassure : je n'ai pas l'intention de fermer le Paradis" … puis il exhibe le nano-
tube au bout de sa pince à épiler . Le nanotube est évidemment invisible à l'oeil nu :
"Tu vois ce truc ?"
- Ève : "Oui … c't'une pince à épiler"
- Dieu : "Non , Ève … ce que je tiens entre les mors de la pince"
- Ève : "Y'a rien … je vois rien du tout !"
- Dieu : "Pourtant , il y a quelque chose : un nanotube naturel de carbone obtenu avec
de la suie"
- Ève s'approche et écarquille les yeux : "Je vois rien , mais alors , rien du tout !!"
- Dieu : "Pas étonnant … mais un jour , vous en fabriquerez … l'Homme ne peut pas
s'empêcher de singer mes créations !"
- Ève : "……..?………"
- Dieu pose délicatement sa pince sur l'établi , et libère son oeil de la loupe optique .
Il se tourne vers Ève , toujours assis , mains appuyées sur les cuisses , coudes écartés et
prend une profonde (et divine) inspiration . Ce qu'il va dire , il le rumine depuis le sixième
jour : "Non , le Paradis je ne le ferme pas … mais je vous fous à la porte , toi et ton
partenaire !"
Elle a pas l'air contente avec ses mains sur les hanches , poings fermés et ce vilain pli
au milieu de son joli front .
- Dieu : "Hein … quoi ?"
Dieu confectionne (crée) un nanotube de carbone . Autant dire qu'il est hyper-concentré .
- Ève , furieuse , l'apostrophe : "J'te dérange ?"
- Dieu , vissé à sa loupe oculaire et manipulant sa pince à épiler avec une précision nano-
métrique , ronchonne : "Un peu"
- Ève est indignée . Elle postillonne : "C'est vrai ? … tu vas fermer l'Paradis ?"
- Dieu : "Plus bas , Ève , je te prie !"
- Ève . Elle tape sur l'établi : "Oui ou non , tu vas l'fermer ?"
- Dieu , à sa créature en fureur : "Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? … qui t'a raconté
cette ânerie ?"
- Ève : "Adam"
- Dieu pousse un petit "oh !" soprane et plein d'ironie : "Et tu crois tout ce que te dit cet
énergumène !?"
- Ève avoue , pitoyable : "Ben oui"
- Dieu : "Je te rassure : je n'ai pas l'intention de fermer le Paradis" … puis il exhibe le nano-
tube au bout de sa pince à épiler . Le nanotube est évidemment invisible à l'oeil nu :
"Tu vois ce truc ?"
- Ève : "Oui … c't'une pince à épiler"
- Dieu : "Non , Ève … ce que je tiens entre les mors de la pince"
- Ève : "Y'a rien … je vois rien du tout !"
- Dieu : "Pourtant , il y a quelque chose : un nanotube naturel de carbone obtenu avec
de la suie"
- Ève s'approche et écarquille les yeux : "Je vois rien , mais alors , rien du tout !!"
- Dieu : "Pas étonnant … mais un jour , vous en fabriquerez … l'Homme ne peut pas
s'empêcher de singer mes créations !"
- Ève : "……..?………"
- Dieu pose délicatement sa pince sur l'établi , et libère son oeil de la loupe optique .
Il se tourne vers Ève , toujours assis , mains appuyées sur les cuisses , coudes écartés et
prend une profonde (et divine) inspiration . Ce qu'il va dire , il le rumine depuis le sixième
jour : "Non , le Paradis je ne le ferme pas … mais je vous fous à la porte , toi et ton
partenaire !"
vendredi 11 octobre 2019
L'AUTOMNE 2
Chamarré d'ors
Et de couleurs éclatantes ,
Il passe , séduisant , sur vos imperméables .
Et vous ,
Ensorcelées ,
Vous vous laissez prendre
Par ses sortilèges !
Oui ,
La coupe est pleine
Car nous , hommes pourtant pleins d'attraits ,
Ne faisons pas le poids ...
Et de couleurs éclatantes ,
Il passe , séduisant , sur vos imperméables .
Et vous ,
Ensorcelées ,
Vous vous laissez prendre
Par ses sortilèges !
Oui ,
La coupe est pleine
Car nous , hommes pourtant pleins d'attraits ,
Ne faisons pas le poids ...
PARABOLE CHINOISE
La sagesse a la forme d'une tour d'ivoire
où le peuple enferme les sages .
Il (le peuple) monte ses étals
contre les murailles (celles de la tour)
et vend à la criée son poisson , ses épices
et ses voyages dégriffés .
Il (le peuple) se garde d'entrer dans la tour .
C'est en cela que le peuple est sage .
où le peuple enferme les sages .
Il (le peuple) monte ses étals
contre les murailles (celles de la tour)
et vend à la criée son poisson , ses épices
et ses voyages dégriffés .
Il (le peuple) se garde d'entrer dans la tour .
C'est en cela que le peuple est sage .
jeudi 10 octobre 2019
AU CAFÉ DES SPORTS
Nous étions attablés au café des sports , mon père et moi . J'avais 14 ans . Sa chope
de bière était aux trois-quarts vide et je sifflais par une paille le reste de mon lait-grena-
dine . Entre lui et moi , sur la table , il y avait son porte-monnaie et la clé de la voiture .
Nous n'avions rien à nous dire . Je décryptais (je le faisais chaque fois que nous
venions ici) , plein d'ennui , l'enseigne inversée du café , peinte en arc de cercle sur la
vitrine où se découpait l'ombre de mon père et derrière laquelle , comme dans un théâtre
de mime , les passants dans leur rôle muet déambulaient . De temps à autre , lente et inso-
nore , une automobile traversait la scène . Mon père suivait d'un air attentif mêlé de dédain
les allées et venues et les conversations braillardes autour du comptoir , derrière moi .
Quand Zulma , une jeune fille du quartier , déesse locale , entra . Sa robe rouge frôla
notre table et je surpris le regard évaluateur de mon père et son imperceptible rictus
quand les hanches de Zulma s'éloignèrent vers le fond de la salle . Sans crier gare , ses
pupilles s'étrécirent et vrillèrent le milieu de mon front : "Qu'est-ce que c'est que ce 2 !?" .
Ma bouche s'assécha . J e pensais que cette note de chimie déplorable , il ne l'avait pas
vue en signant mon bulletin . Je bafouillai . Il me coupa : "Que ça ne se reproduise pas !" .
Je baissai les yeux … "Sinon …" . Le brouhaha du café se mua en un bourdonnement
d'insectes menaçant . Le regard de mon père se perdit dans le fond du café sur un certain
point rouge . "Que ça ne se reproduise pas !" , répéta-t-il et il poussa vers moi son porte-
monnaie : "Va payer !"
de bière était aux trois-quarts vide et je sifflais par une paille le reste de mon lait-grena-
dine . Entre lui et moi , sur la table , il y avait son porte-monnaie et la clé de la voiture .
Nous n'avions rien à nous dire . Je décryptais (je le faisais chaque fois que nous
venions ici) , plein d'ennui , l'enseigne inversée du café , peinte en arc de cercle sur la
vitrine où se découpait l'ombre de mon père et derrière laquelle , comme dans un théâtre
de mime , les passants dans leur rôle muet déambulaient . De temps à autre , lente et inso-
nore , une automobile traversait la scène . Mon père suivait d'un air attentif mêlé de dédain
les allées et venues et les conversations braillardes autour du comptoir , derrière moi .
Quand Zulma , une jeune fille du quartier , déesse locale , entra . Sa robe rouge frôla
notre table et je surpris le regard évaluateur de mon père et son imperceptible rictus
quand les hanches de Zulma s'éloignèrent vers le fond de la salle . Sans crier gare , ses
pupilles s'étrécirent et vrillèrent le milieu de mon front : "Qu'est-ce que c'est que ce 2 !?" .
Ma bouche s'assécha . J e pensais que cette note de chimie déplorable , il ne l'avait pas
vue en signant mon bulletin . Je bafouillai . Il me coupa : "Que ça ne se reproduise pas !" .
Je baissai les yeux … "Sinon …" . Le brouhaha du café se mua en un bourdonnement
d'insectes menaçant . Le regard de mon père se perdit dans le fond du café sur un certain
point rouge . "Que ça ne se reproduise pas !" , répéta-t-il et il poussa vers moi son porte-
monnaie : "Va payer !"
mercredi 9 octobre 2019
L'ABBÉ TONIÈRES 20 . CIRCONCISION ET SUBJONCTIF IMPARFAIT
Rome . Au bar du Grand Melià , hôtel 5 étoiles à deux pas du Vatican .
L'abbé Tonières est juché sur un haut tabouret , accoudé au zinc du comptoir devant
un whisky Dalmore 1995 (35€ le verre) . Jeanne-Marie est pareillement perchée .
Elle suçote par la paille un lait-grenadine .
- L'abbé : "Vous avez un petit ami , Jeanne-Marie ?"
- J-M : "J'en ai eu un , mon Père … Samuel …"
- L'abbé : "Un juif !?"
- J-M : "Oh , je ne sais pas"
- L'abbé : "Enfin , Jeanne-Marie ! … vous êtes gourde ! … est-ce qu'il était circoncis ?"
- J-M lâche sa paille et met sa main en cornet autour de son oreille . Le juke-box - l'abbé
a mis une pièce - tonitrue "Hate it or love it" du duo américain The Game 50 cent :
"S'il était ciron … cir … circonflexe ?" (Circoncis ne figure pas dans le glossaire de
Jeanne-Marie) .
- L'abbé : "Circoncis , Jeanne-Marie … est-ce qu'on lui a coupé le zizi ?"
- J-M , révulsée : "Oh , quelle horreur ! … lui couper le zizi !?"
- L'abbé . Il hurle (le juke-box) : "Jeanne-Marie ! … pas le zizi ! … le prépuce"
- J-M : "Le ?"
- L'abbé : "Ne faites pas l'idiote ! … ce petit repli de peau autour du gland …
au bout du zizi … vous comprenez ou je fais un dessin ? (tout en gueulant à cause de
The Game 50 cent)
- J-M . Elle se met à pigner : "Mais je n'en sais rien ! … je n'ai jamais vu le zizi de Samuel !"
- L'abbé : "Vous avez eu un enfant avec lui ?"
- J-M : "Non ! … non , mon Père ! … nous n'étions pas mariés … c'était juste un copain"
- L'abbé : "Ça n'empêche … vous n'avez pas avorté , au moins ?"
- J-M : "Oh , mon Père !"
- L'abbé : "Parce que ça , c'est pas bien" , dit-il en agitant un index réprobateur .
- J-M : "J'aimerais tant avoir des enfants !"
- L'abbé : "Pourquoi vous n'en avez pas fait un avec votre Samuel ?"
- J-M : "……………"
- L'abbé : "Encore eut-il fallu qu'il vous sautât"
- J-M : "……………"
- L'abbé : "Vous avez remarqué ? … un subjonctif imparfait … avec un accent circoncis
sur le A"
L'abbé Tonières est juché sur un haut tabouret , accoudé au zinc du comptoir devant
un whisky Dalmore 1995 (35€ le verre) . Jeanne-Marie est pareillement perchée .
Elle suçote par la paille un lait-grenadine .
- L'abbé : "Vous avez un petit ami , Jeanne-Marie ?"
- J-M : "J'en ai eu un , mon Père … Samuel …"
- L'abbé : "Un juif !?"
- J-M : "Oh , je ne sais pas"
- L'abbé : "Enfin , Jeanne-Marie ! … vous êtes gourde ! … est-ce qu'il était circoncis ?"
- J-M lâche sa paille et met sa main en cornet autour de son oreille . Le juke-box - l'abbé
a mis une pièce - tonitrue "Hate it or love it" du duo américain The Game 50 cent :
"S'il était ciron … cir … circonflexe ?" (Circoncis ne figure pas dans le glossaire de
Jeanne-Marie) .
- L'abbé : "Circoncis , Jeanne-Marie … est-ce qu'on lui a coupé le zizi ?"
- J-M , révulsée : "Oh , quelle horreur ! … lui couper le zizi !?"
- L'abbé . Il hurle (le juke-box) : "Jeanne-Marie ! … pas le zizi ! … le prépuce"
- J-M : "Le ?"
- L'abbé : "Ne faites pas l'idiote ! … ce petit repli de peau autour du gland …
au bout du zizi … vous comprenez ou je fais un dessin ? (tout en gueulant à cause de
The Game 50 cent)
- J-M . Elle se met à pigner : "Mais je n'en sais rien ! … je n'ai jamais vu le zizi de Samuel !"
- L'abbé : "Vous avez eu un enfant avec lui ?"
- J-M : "Non ! … non , mon Père ! … nous n'étions pas mariés … c'était juste un copain"
- L'abbé : "Ça n'empêche … vous n'avez pas avorté , au moins ?"
- J-M : "Oh , mon Père !"
- L'abbé : "Parce que ça , c'est pas bien" , dit-il en agitant un index réprobateur .
- J-M : "J'aimerais tant avoir des enfants !"
- L'abbé : "Pourquoi vous n'en avez pas fait un avec votre Samuel ?"
- J-M : "……………"
- L'abbé : "Encore eut-il fallu qu'il vous sautât"
- J-M : "……………"
- L'abbé : "Vous avez remarqué ? … un subjonctif imparfait … avec un accent circoncis
sur le A"
mardi 8 octobre 2019
KRANT 181 . PAROLES VÉGÉTALES
- "Ah , ah , ah !!"
Je reconnus le rire du timonier . Il montait à bord par l'échelle de coupée .
- "Ah , ah , ah !! … j'ai vu un fou … un sauvage …" . Montrant du doigt l'orée de
la forêt : "Là-bas … me croiras-tu … ce type parlait à un arbre ! … ah , ah , ah !! …"
- Moi : "A un arbre !? … es-tu sûr ?"
- Le timonier : "Par les clous du Christ , chef ! … il lui parlait comme je te parle …
ah , ah , ah ! … et il semblait que l'arbre lui répondait …"
- "Hi , hi , hi …" . La tête de Monsieur Lee apparut par le hublot de la cuisine :
"Cet homme et cet arbre se parlaient"
- Le timonier : "Vous moquez-vous , Lee ?"
- Monsieur Lee se tourna vers moi : "Chef … n'avez-vous pas un potager à
Koenigsberg ?"
- Moi : "Oui , Monsieur Lee ! … un paradis … ah , Monsieur Lee … mon potager !"
- Monsieur Lee : "Vous parlez , je suppose , à vos poireaux"
- Moi : "A mes poireaux ? … oui , bien entendu que je leur parle … jusque dans
mon assiette !"
- Le timonier : "……..??………"
- Monsieur Lee : "Messieurs , je vous quitte … les beignets m'appellent" . Parvint
sur le pont une merveilleuse odeur de friture .
- Le timonier , interloqué : "Tu parles à tes poireaux ?"
- Moi : "… oui … j'avais oublié … je parle un poireau presque courant …
et le bouleau , assez bien …"
Je reconnus le rire du timonier . Il montait à bord par l'échelle de coupée .
- "Ah , ah , ah !! … j'ai vu un fou … un sauvage …" . Montrant du doigt l'orée de
la forêt : "Là-bas … me croiras-tu … ce type parlait à un arbre ! … ah , ah , ah !! …"
- Moi : "A un arbre !? … es-tu sûr ?"
- Le timonier : "Par les clous du Christ , chef ! … il lui parlait comme je te parle …
ah , ah , ah ! … et il semblait que l'arbre lui répondait …"
- "Hi , hi , hi …" . La tête de Monsieur Lee apparut par le hublot de la cuisine :
"Cet homme et cet arbre se parlaient"
- Le timonier : "Vous moquez-vous , Lee ?"
- Monsieur Lee se tourna vers moi : "Chef … n'avez-vous pas un potager à
Koenigsberg ?"
- Moi : "Oui , Monsieur Lee ! … un paradis … ah , Monsieur Lee … mon potager !"
- Monsieur Lee : "Vous parlez , je suppose , à vos poireaux"
- Moi : "A mes poireaux ? … oui , bien entendu que je leur parle … jusque dans
mon assiette !"
- Le timonier : "……..??………"
- Monsieur Lee : "Messieurs , je vous quitte … les beignets m'appellent" . Parvint
sur le pont une merveilleuse odeur de friture .
- Le timonier , interloqué : "Tu parles à tes poireaux ?"
- Moi : "… oui … j'avais oublié … je parle un poireau presque courant …
et le bouleau , assez bien …"
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