Martial avait un coup de crayon bien à lui . Il avait toujours dans une des multiples
poches de sa capote un carnet minuscule et une mine de plomb aussi courte que la pointe
d'un barbelé . Je voyais par-dessus son épaule et sous cette main épaisse - selon l'humeur
ou les circonstances - le trait léger ou appuyé d'une silhouette ou d'un visage , celle ou
celui d'un camarade , ou le corps fantasmé d'une danseuse , d'une esclave ou d'une femme
du monde inopinée dans le cloaque de Craonne . Martial était une sorte d'artiste vierge
dans un monde sauvage … Combien de fois me mit-il sous le nez - c'était l'autre emploi
du carnet - les plans de cette ville de l'enfer aux rues tortueuses et mouvantes qui suaient
la craie entre notre tranchée et la cote 137 !
Nous étions un jour tapis dans un énorme trou … un trou de marmite … Martial s'était
hissé à plat ventre en haut du cône . Du fond fangeux où je pataugeais , je vis qu'il avait
sorti son carnet . Consultait-il ses plans foireux ? . Cet esthète avait-il perçu dans le chaos
quelque harmonie ? . Je me traînai à côté de lui . Sur le petit carnet gondolé par la pluie ,
Martial avait dessiné cinq casques à pointe . Je regardai par là et j'aplatis la tête dans la
boue : cinq casques à pointe émergeaient d'un trou voisin , à moins de dix mètres . Je me
tournai vers Martial et n'eus que le temps de voir son bras droit balancer une grenade …
elle explosa … cris … jurons … Martial me tirait par la ceinture :
- "On file , vieux !"
vendredi 18 septembre 2015
mercredi 16 septembre 2015
TROIS MOUCHES 39 . NOMBRIL
Je regardais son nombril . Trois mouches vermeilles et merveilleuses
bourdonnaient contre nos chapeaux de paille quand Berthe me dit en tendant
le doigt : "Vois comme ce nuage est bizarre !"
Un nuage se tendit sur mon chapeau de paille . Berthe bourdonnait et trois
mouches bizarres regardaient son nombril .
Trois mouches regardaient une paille sur mon doigt . Je tendis mon chapeau :
elles bourdonnèrent , vermeilles et merveilleuses . Berthe alors au nuage : "Vous
avez dit bizarre ?"
bourdonnaient contre nos chapeaux de paille quand Berthe me dit en tendant
le doigt : "Vois comme ce nuage est bizarre !"
Un nuage se tendit sur mon chapeau de paille . Berthe bourdonnait et trois
mouches bizarres regardaient son nombril .
Trois mouches regardaient une paille sur mon doigt . Je tendis mon chapeau :
elles bourdonnèrent , vermeilles et merveilleuses . Berthe alors au nuage : "Vous
avez dit bizarre ?"
DESMOND 33 . UN CADEAU
- "Desmond ?"
C'est le Président sur la ligne sécurisée .
- Moi : "Mister President ?"
- Lui : "Euh , Desmond … ça m'ennuie de vous déranger pour si peu … je sais que vous
êtes un homme sacrément occupé …"
- Moi : "…………."
- Lui : "Je sais aussi que je peux vous faire confiance … hein , Desmond ? … je peux ?"
- Moi : "Bien entendu , Monsieur le Président … vous pouvez compter sur moi …"
- Lui : "Le secret , c'est votre métier … après tout , vous en savez plus que moi … toutes
ces saloperies à l'incinérateur …"
- Moi : "Oh , Monsieur le Président … je brûle mais , à vrai dire , je ne sais pas grand
chose …"
- Lui : "Allez , Desmond … ah , ah ! … impossible de vous tirer les vers du nez … une
tombe !"
- Moi : "………….."
- Lui : "Vous êtes sûr que nous ne sommes pas écoutés !?"
- Moi : "Monsieur le Président ! … c'est une ligne sécurisée !"
- Lui : "J'ai quelque chose à vous demander"
- Moi : "………….."
- Lui : "Desmond ?"
- Moi : "Oui , Monsieur le Président … je vous écoute"
- Lui : "Je ne vois pas à qui d'autre m'adresser , Desmond … c'est … c'est intime …"
- Moi : "……?……"
- Lui : "Vous voyez Pat ce soir ?"
- Moi : "… Euh … non … Mister Pre …"
- Lui . Il me coupe : "Desmond , votre vie ne me regarde pas … je sais que vous voyez
Pat ce soir !"
- Moi : "………….."
- Lui : "Savez-vous que dans trois jours , c'est mon anniversaire ?"
- Moi ; "… Je ne l'ignore pas , Monsieur le Président … le 9 janvier …"
- Lui : "Le 9 … Pat va me faire un cadeau bien entendu …"
- Moi : "Bien entendu , Monsieur le Président …"
- Lui ; "………. Vous ne pourriez pas lui glisser dans l'oreille … euh … bon , Desmond ,
il y a quelque chose qui me ferait rudement plaisir … comment vous dire ? … ça va
vous paraître … sûr , vous ne le répétez à personne … jurez-le , Desmond … sur la tête de
votre mère … jurez-le …"
- Moi : "Je le jure , Mister President !"
- Lui : "Sur la tête de votre mère ?"
- Moi : "Maman est morte , Monsieur le Président …"
- Lui : "Oh , désolé , Desmond ! … I'm sorry ! …… vous le jurez ?"
- Moi : "Je le jure"
- Lui . Il chuchote dans le combiné : "Ce qui me ferait plaisir , Desmond , c'est … c'est …"
- Moi : " …………..??…………"
- Lui : "…… une boîte de crayons de couleur ! … des Caran d'Ache !"
C'est le Président sur la ligne sécurisée .
- Moi : "Mister President ?"
- Lui : "Euh , Desmond … ça m'ennuie de vous déranger pour si peu … je sais que vous
êtes un homme sacrément occupé …"
- Moi : "…………."
- Lui : "Je sais aussi que je peux vous faire confiance … hein , Desmond ? … je peux ?"
- Moi : "Bien entendu , Monsieur le Président … vous pouvez compter sur moi …"
- Lui : "Le secret , c'est votre métier … après tout , vous en savez plus que moi … toutes
ces saloperies à l'incinérateur …"
- Moi : "Oh , Monsieur le Président … je brûle mais , à vrai dire , je ne sais pas grand
chose …"
- Lui : "Allez , Desmond … ah , ah ! … impossible de vous tirer les vers du nez … une
tombe !"
- Moi : "………….."
- Lui : "Vous êtes sûr que nous ne sommes pas écoutés !?"
- Moi : "Monsieur le Président ! … c'est une ligne sécurisée !"
- Lui : "J'ai quelque chose à vous demander"
- Moi : "………….."
- Lui : "Desmond ?"
- Moi : "Oui , Monsieur le Président … je vous écoute"
- Lui : "Je ne vois pas à qui d'autre m'adresser , Desmond … c'est … c'est intime …"
- Moi : "……?……"
- Lui : "Vous voyez Pat ce soir ?"
- Moi : "… Euh … non … Mister Pre …"
- Lui . Il me coupe : "Desmond , votre vie ne me regarde pas … je sais que vous voyez
Pat ce soir !"
- Moi : "………….."
- Lui : "Savez-vous que dans trois jours , c'est mon anniversaire ?"
- Moi ; "… Je ne l'ignore pas , Monsieur le Président … le 9 janvier …"
- Lui : "Le 9 … Pat va me faire un cadeau bien entendu …"
- Moi : "Bien entendu , Monsieur le Président …"
- Lui ; "………. Vous ne pourriez pas lui glisser dans l'oreille … euh … bon , Desmond ,
il y a quelque chose qui me ferait rudement plaisir … comment vous dire ? … ça va
vous paraître … sûr , vous ne le répétez à personne … jurez-le , Desmond … sur la tête de
votre mère … jurez-le …"
- Moi : "Je le jure , Mister President !"
- Lui : "Sur la tête de votre mère ?"
- Moi : "Maman est morte , Monsieur le Président …"
- Lui : "Oh , désolé , Desmond ! … I'm sorry ! …… vous le jurez ?"
- Moi : "Je le jure"
- Lui . Il chuchote dans le combiné : "Ce qui me ferait plaisir , Desmond , c'est … c'est …"
- Moi : " …………..??…………"
- Lui : "…… une boîte de crayons de couleur ! … des Caran d'Ache !"
dimanche 2 août 2015
PARADIS 39 . CARAMEL AU LAIT
- Dieu à Ève : "La plupart des hommes ne croient plus en moi …"
- Ève : "…………….."
- Dieu : "D'ailleurs , la plupart des hommes pensent que je n'existe pas …"
- Ève : "…………….."
- Dieu : "… et ceux qui pensent que j'existe font tout ce qu'il faut pour que les
autres préfèrent que je n'existe pas …"
- Ève : "…………….."
- Dieu : "Et pourtant , j'existe …"
- Ève : "…………….."
- Dieu : "Quoique moi-même , je finisse par en douter … je perds confiance …"
- Ève : "…………….."
- Dieu : "Or les idées de base sont de moi … l'idée d'un Dieu créateur n'était pas mal …"
- Ève : "…………….."
- Dieu : "Mais (soupir) … c'était peut-être une idiotie …"
- Ève : "…………….."
- Dieu : "Qu'est-ce que j'ai gagné en leur fourrant dans le crâne que j'existe ?"
- Ève : "…………….."
- Dieu : "N'était-ce pas un plan vaseux ? … si c'était eux qui avaient raison ? …
Dieu d'un côté , inatteignable , tellement transcendant et inconnaissable qu'on gagnerait
du temps et de la tranquillité d'esprit en closant (participe présent du verbe clore) le cha-
pitre … et eux du leur … avec leur soi-disant liberté …"
- Ève : "T'as pas un caramel au lait ?"
- Ève : "…………….."
- Dieu : "D'ailleurs , la plupart des hommes pensent que je n'existe pas …"
- Ève : "…………….."
- Dieu : "… et ceux qui pensent que j'existe font tout ce qu'il faut pour que les
autres préfèrent que je n'existe pas …"
- Ève : "…………….."
- Dieu : "Et pourtant , j'existe …"
- Ève : "…………….."
- Dieu : "Quoique moi-même , je finisse par en douter … je perds confiance …"
- Ève : "…………….."
- Dieu : "Or les idées de base sont de moi … l'idée d'un Dieu créateur n'était pas mal …"
- Ève : "…………….."
- Dieu : "Mais (soupir) … c'était peut-être une idiotie …"
- Ève : "…………….."
- Dieu : "Qu'est-ce que j'ai gagné en leur fourrant dans le crâne que j'existe ?"
- Ève : "…………….."
- Dieu : "N'était-ce pas un plan vaseux ? … si c'était eux qui avaient raison ? …
Dieu d'un côté , inatteignable , tellement transcendant et inconnaissable qu'on gagnerait
du temps et de la tranquillité d'esprit en closant (participe présent du verbe clore) le cha-
pitre … et eux du leur … avec leur soi-disant liberté …"
- Ève : "T'as pas un caramel au lait ?"
COTE 137 . 37 . VALET DE PIQUE
Ça bardait dans le secteur de Montrepont . Le capitaine observait aux jumelles
le déchaînement du feu ennemi , là-bas , à l'est .
- Martial : "Carré d'as !" et il abat sur une caisse de munitions les quatre as : trèfle ,
carreau , coeur , pique .
- Moi : "Nom de Dieu , Martial ! … trois fois en une demi-heure !"
- Le capitaine , sans cesser son observation , à nous , pauvres poilus qui laissions à
Martial une fraction de nos soldes : "Vous êtes naïfs … Martial a un truc …"
- Martial : "Un truc , mon capitaine ? … non , la clairvoyance tout bonnement …
j'ai de la clairvoyance , mon capitaine … trois ans de cote 137 et pas une égrati-
gnure ! … c'est-y pas un signe de clairvoyance ?"
- Le capitaine : "…………………"
- Martial : "Savez-vous , mon capitaine , en quelle année je quitterai cette bonne
vieille terre ?"
- Le capitaine : "…………………"
- Martial : "En l'an 2000 …"
- Le capitaine . Il se retourne et laisse pendre ses jumelles sur sa poitrine ; il s'esclaffe :
"En l'an 2000 !? … ça vous fera quel âge , mon bon Martial ?"
- Martial : "112 ans … pas eu besoin de compter …"
- Le capitaine , rigolard : "Mais qu'est-ce qui vous fait croire que …"
- Martial , tendant son paquet de cartes : "Ça , mon capitaine … je lis dans les cartes …"
- Le capitaine : "……….?……….."
- Martial se met à étaler à toute vitesse et dans l'ordre aléatoire où elles viennent toutes
les cartes de son jeu sur la caisse de munitions . Puis , montrant le valet de pique :
"Vous voyez celui-là ?"
- Le capitaine :"Oui , c'est le valet de pique …"
- Martial : "Et quelles sont les deux cartes à gauche du valet ?"
- Le capitaine : "Euh … as de trèfle … as de coeur …"
- Martial : "Et à droite du valet ?"
- Le capitaine : "Deux de carreau"
- Martial : "1 . 1 et 2 … 112 …"
- Le capitaine : "……….?…………"
- Martial , exhibant à la ronde la figure du valet de pique : "Ce gars-là ne vous dit rien ?"
- Moi : "Il te ressemble un peu , Martial !"
- Le capitaine : "Extraordinaire !!!"
le déchaînement du feu ennemi , là-bas , à l'est .
- Martial : "Carré d'as !" et il abat sur une caisse de munitions les quatre as : trèfle ,
carreau , coeur , pique .
- Moi : "Nom de Dieu , Martial ! … trois fois en une demi-heure !"
- Le capitaine , sans cesser son observation , à nous , pauvres poilus qui laissions à
Martial une fraction de nos soldes : "Vous êtes naïfs … Martial a un truc …"
- Martial : "Un truc , mon capitaine ? … non , la clairvoyance tout bonnement …
j'ai de la clairvoyance , mon capitaine … trois ans de cote 137 et pas une égrati-
gnure ! … c'est-y pas un signe de clairvoyance ?"
- Le capitaine : "…………………"
- Martial : "Savez-vous , mon capitaine , en quelle année je quitterai cette bonne
vieille terre ?"
- Le capitaine : "…………………"
- Martial : "En l'an 2000 …"
- Le capitaine . Il se retourne et laisse pendre ses jumelles sur sa poitrine ; il s'esclaffe :
"En l'an 2000 !? … ça vous fera quel âge , mon bon Martial ?"
- Martial : "112 ans … pas eu besoin de compter …"
- Le capitaine , rigolard : "Mais qu'est-ce qui vous fait croire que …"
- Martial , tendant son paquet de cartes : "Ça , mon capitaine … je lis dans les cartes …"
- Le capitaine : "……….?……….."
- Martial se met à étaler à toute vitesse et dans l'ordre aléatoire où elles viennent toutes
les cartes de son jeu sur la caisse de munitions . Puis , montrant le valet de pique :
"Vous voyez celui-là ?"
- Le capitaine :"Oui , c'est le valet de pique …"
- Martial : "Et quelles sont les deux cartes à gauche du valet ?"
- Le capitaine : "Euh … as de trèfle … as de coeur …"
- Martial : "Et à droite du valet ?"
- Le capitaine : "Deux de carreau"
- Martial : "1 . 1 et 2 … 112 …"
- Le capitaine : "……….?…………"
- Martial , exhibant à la ronde la figure du valet de pique : "Ce gars-là ne vous dit rien ?"
- Moi : "Il te ressemble un peu , Martial !"
- Le capitaine : "Extraordinaire !!!"
TROIS MOUCHES 38 . C'EST TOUJOURS LA MÊME CHOSE
Trois mouches vermeilles et merveilleuses bourdonnaient contre nos
chapeaux de paille . La mer allait et venait ; des vagues molles s'écrasaient
sur nos pieds .
J'écrasai trois mouches molles . Les vagues allaient et venaient sur la mer ,
bourdonnantes et merveilleuses .
Trois vagues molles s'écrasèrent sur nos chapeaux de paille . J'allais et
venais sur le pied merveilleux des mers .
chapeaux de paille . La mer allait et venait ; des vagues molles s'écrasaient
sur nos pieds .
J'écrasai trois mouches molles . Les vagues allaient et venaient sur la mer ,
bourdonnantes et merveilleuses .
Trois vagues molles s'écrasèrent sur nos chapeaux de paille . J'allais et
venais sur le pied merveilleux des mers .
DESMOND 32 . THE FOOL ON THE HILL
Le téléphone sonne .
- Moi : "Mister President ?"
- Lui : "Je ne vous dérange pas , Desmond ?"
- Moi : "Non , bien entendu , Monsieur le Président … Que puis-je ?"
- Lui : "Je viens d'entendre un truc épatant à la radio"
- Moi : "…………?………….."
- Lui : "J'ai noté le titre : "The fool on the hill" … vous connaissez ?"
- Moi : "Les Beetles , Monsieur le Président"
- Lui : "C'est un groupe ?"
- Moi : "Oui … quatre garçons … des anglais …"
- Lui : "Vous êtes sûr ? … ils ne sont pas américains ? … dommage … mais je me
doutais à l'accent …"
- Moi : "De Liverpool , Monsieur le Président"
- Lui : "Liverpool ? … c'est en Angleterre ? … je voyais ça plutôt en Afrique du sud …"
- Moi : "Je confirme , Mister President … c'est en Angleterre … sur la côte ouest …
entre le 53e et le 54e parallèle"
- Lui : "Ah , Desmond ! … heureusement que je vous ai … je suis nul en géographie …
bon , Desmond … vous m'invitez ça à la Maison Blanche"
- Moi : "Pardon , Monsieur le Président ?"
- Lui : "Ces quatre gars … comment les appelez-vous ? … les Coccinelles ?"
- Moi : "Les Scarabées , Monsieur le Président"
- Lui : "Desmond … les Scarabées à la Maison Blanche pour les fêtes de Noël …
Pat va adorer … ok ? … c'est dans trois jours …"
- Moi : "C'est que … Monsieur le Président … les Beetles sont au Japon"
- Lui : "Au Japon !? … qu'est-ce qu'ils foutent au Japon ? … on les connaît là-bas ?"
- Moi : "Qui ne connait pas les Beetles , Mister President !"
- Lui : "……………………"
- Moi : "………………….."
- Lui : "Débrouillez-vous , Desmond … c'est pour ça qu'on vous paie"
- Moi : "Mister President ?"
- Lui : "Je ne vous dérange pas , Desmond ?"
- Moi : "Non , bien entendu , Monsieur le Président … Que puis-je ?"
- Lui : "Je viens d'entendre un truc épatant à la radio"
- Moi : "…………?………….."
- Lui : "J'ai noté le titre : "The fool on the hill" … vous connaissez ?"
- Moi : "Les Beetles , Monsieur le Président"
- Lui : "C'est un groupe ?"
- Moi : "Oui … quatre garçons … des anglais …"
- Lui : "Vous êtes sûr ? … ils ne sont pas américains ? … dommage … mais je me
doutais à l'accent …"
- Moi : "De Liverpool , Monsieur le Président"
- Lui : "Liverpool ? … c'est en Angleterre ? … je voyais ça plutôt en Afrique du sud …"
- Moi : "Je confirme , Mister President … c'est en Angleterre … sur la côte ouest …
entre le 53e et le 54e parallèle"
- Lui : "Ah , Desmond ! … heureusement que je vous ai … je suis nul en géographie …
bon , Desmond … vous m'invitez ça à la Maison Blanche"
- Moi : "Pardon , Monsieur le Président ?"
- Lui : "Ces quatre gars … comment les appelez-vous ? … les Coccinelles ?"
- Moi : "Les Scarabées , Monsieur le Président"
- Lui : "Desmond … les Scarabées à la Maison Blanche pour les fêtes de Noël …
Pat va adorer … ok ? … c'est dans trois jours …"
- Moi : "C'est que … Monsieur le Président … les Beetles sont au Japon"
- Lui : "Au Japon !? … qu'est-ce qu'ils foutent au Japon ? … on les connaît là-bas ?"
- Moi : "Qui ne connait pas les Beetles , Mister President !"
- Lui : "……………………"
- Moi : "………………….."
- Lui : "Débrouillez-vous , Desmond … c'est pour ça qu'on vous paie"
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