Ô Berthe ,
Se glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit .
Suivre tes pas , ton ombre à la fenêtre .
Cette ombre à la fenêtre , c'est toi , ce n'est pas une autre , c'est toi .
N'ouvre pas cette fenêtre derrière les rideaux de laquelle tu bouges .
Ferme les yeux :
Trois mouches vermeilles et merveilleuses
Bourdonnent contre ton chapeau de paille .
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C'est toi , ô Berthe , ce n'est pas une autre :
Trois mouches à ta fenêtre
Se glissent dans ton ombre vermeille .
Ton ombre …
A la faveur de la nuit
Elles ouvrent les yeux derrière tes rideaux
Et bourdonnent .
Elles bougent , elles s'émerveillent à ta fenêtre
Contre laquelle , c'est toi et ton chapeau de paille .
Elles suivent l'ombre de tes pas …
Ferme cette fenêtre !
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La nuit , se glisser dans tes faveurs .
Suivre tes pas , ton ombre .
Ouvrir ta fenêtre , fermer tes rideaux .
L'ombre de ton chapeau de paille
Derrière laquelle l'ombre de toi et pas d'une autre .
A ta fenêtre , tu bouges
Et trois mouches vermeilles bourdonnent
Contre tes yeux .
Ô Berthe ,
C'est toi , merveilleuse , derrière ta fenêtre .
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